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• Il y a près d'un an, de fortes
intempéries dévastaient la France entraînant des dégâts considérables.
De nombreux assurés ont alors été confrontés à la procédure d'indemnisation
des catastrophes naturelles.
• Le système actuel, en vigueur depuis
1982, impose une extension obligatoire de garantie pour les
catastrophes naturelles dans tous les contrats d'assurances de dommages
aux biens. FirstAssur fait le point sur cette garantie spécifique,
fondée sur un principe de solidarité nationale.
Intempéries de décembre 1999 : bilan
Les intempéries du mois de décembre 1999 ont à
elles seules coûté plus de 44 milliards
de francs aux assureurs selon la FFSA (Fédération
française des sociétés d'assurance) dont 42
milliards pour les tempêtes et 2
milliards pour les catastrophes naturelles. 69 départements ont été l'objet d'arrêtés de catastrophes
naturelles du fait d'inondations.
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QU'EST CE QU'UNE
CATASTROPHE NATURELLE ?
DEFINITION
• Les effets des catastrophes naturelles
sont définis par l'article L 125-2 du code des assurances :
| « Dommages matériels directs
non assurables qui ont eu pour cause l'intensité anormale
d'un agent naturel, lorsque les mesures habituelles à prendre
pour prévenir ces dommages n'ont pu empêcher leur survenance
ou n'ont pu être prises ». |
EXEMPLES
• Ont été considérées comme des catastrophes naturelles
les avalanches, inondations, éruptions volcaniques,
coulées de boue et tremblements de terre.
• Ne sont pas des catastrophes naturelles : les dommages
dus aux cyclones et aux tempêtes, à la grêle
et au poids de la neige sur les toitures. Ces dommages sont
en effet couverts par des garanties plus classiques (garantie tempête
par exemple).
La sécheresse coûte cher à tout le
monde !
17 milliards de francs : c'est le
coût estimé des sinistres pour cause de sécheresse en France
fin 99. Une franchise spécifique a d'ailleurs été récemment
instaurée : pas d'indemnisation en dessous de 10.000 francs
pour les particuliers et 20.000 francs pour les entreprises.
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COMMENT FONCTIONNE
LA GARANTIE ?
• La loi du 13 juillet 1982, relative
à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelle impose
une extension de garantie obligatoire dans les assurances
de dommages aux biens.
Et avant... En 1930, le législateur posait le principe
de la non-garantie des catastrophes naturelles, toujours maintenu
depuis. Au début des années 80, face à l'impossibilité pour
les assureurs privés d'assurer l'indemnisation de certains sinistres
de trop grande importance, le législateur adopte la loi du 13 juillet
1982.
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• La garantie des cat'nat' s'inscrit dans un principe de
solidarité nationale qui se traduit par :
- une inclusion obligatoire de la garantie dans certains contrats ;
- des tarifs uniques avec des taux de primes uniformes et prédéfinis
par l'État ;
- des franchises identiques pour tous les biens d'une même catégorie
: 2.500 francs* pour les biens à usage d'habitation, les
véhicules terrestres à moteur et tous les biens à usage non professionnels ;
7.500* francs pour les biens à usage professionnels.
* Ces nouveaux taux résultent de trois arrêtés ministériels
du 5 septembre dernier (JO 12 sept.2000, p.14300) et sont applicables
dès le 1er janvier 2001.
Refus d'assurance : le BCT est là...
Si deux entreprises d'assurance
vous refusent la prise en charge du risque de catastrophes
naturelles dans un contrat dommages, vous pouvez saisir
le Bureau Central de Tarification (BCT). Ce dernier imposera
à l'un des assureurs de vous garantir.
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LES DIFFERENTES ETAPES DE L'iNDEMNISATION
CONDITION
PREALABLE : l'arrêté ministériel
• Les catastrophes naturelles sont
soumises à un régime très spécifique. Seule l'autorité
administrative est compétente pour reconnaître le caractère
anormal de l'événement (c'est à dire le fait que le sinistre
a eu pour cause « l'intensité anormale d'un agent naturel »)
et la mise en jeu de l'assurance est subordonnée à la publication
d'un arrêté ministériel.
Procédure : la demande du sinistré
est transmise à la mairie qui envoie le dossier à la préfecture
du département. L'avis sur ce dossier sera rendu par la commission
interministérielle présidée par le ministre de l'intérieur. L'avis
rendu peut être favorable, défavorable, ou ajourné. Dans ce dernier
cas, la commission remet son avis à plus tard, après examen d'informations
complémentaires.
•
L'arrêté ministériel détermine les zones et les périodes où est
située la catastrophe, ainsi que la nature des dommages résultant
de celle-ci.
Recours
: l'assuré peut parfaitement exercer un recours administratif contre
la décision ministérielle refusant de reconnaître l'état de catastrophe
naturelle.
DECLARATION A L'ASSUREUR DANS LES 10
JOURS
•
Une fois l'état de catastrophe naturelle
reconnu par arrêté ministériel, l'assuré doit faire sa déclaration
de sinistre à l'assureur.
•
Cette déclaration doit être effectuée par
l'assuré dès qu'il a connaissance du sinistre et au plus tard dans
les 10 jours qui suivent la publication de l'arrêté au journal
officiel.
VERSEMENT DE L'INDEMNITE DANS LES 3
MOIS.
•
L'assureur est tenu de verser l'indemnité
à l'assuré au plus tard dans les 3 mois qui suivent la publication
de l'arrêté ministériel.
Êtes-vous assuré ?
La souscription d'une garantie
dommages aux biens (habitation, auto, pertes d'exploitations)
ouvre obligatoirement droit
à la couverture des dommages causés par les tempêtes et les
catastrophes naturelles.
Attention! Il ne faut pas confondre la garantie des catastrophes
naturelles avec la garantie « tempête », comprise dans
la multirisque habitation.
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